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Dans le champ de l’art ou du design, on veut « explorer les possibles de l’IA », considérant que la charge critique des productions sera suffisante pour équilibrer le discours. LOL. On se rue sur les mots-clés du moment en espérant recueillir quelques financements (les écoles d’art, on vous voit). On critique vertement, vertueusement, en même temps qu’on produit des discours fatalistes, on se désole, on râle un peu et on se résigne doucement. Le refus pur et simple est réputé impossible, inadéquat, inutile, naïf.
Faisant mine de ne pas voir ou de ne pas comprendre, perdu·es en plein FOMO**, on valide l’agenda, on souscrit au programme. On est d’accord.
Si l’on s’attaquait aux structures du technopouvoir avec ne serait-ce qu’une infime parcelle de la violence avec laquelle il s’attaque aux conditions de la vie, nous nous verrions incarcérés ou exécutés – selon le bord du monde où l’on se tient. Alors, nos critiques équilibrées, nos bien-pensances social-démocrates, nos contorsions vaguement accusatoires depuis le frais des centres d’art, leur en touche une. Non, même pas.
On ne joue pas avec des alumettes et un bidon d’essence fournis par des psychopates dans une forêt dessechée.
Si l’on considère l’urgence et le drame des enjeux – la montée des eaux et celle du fascisme, l’effondrement du vivant et du progrès social – on se doit d’y faire face. La compromission confortable, la lâcheté commode, la résignation face à l’air nauséabond du temps qu’on nous vend, ne peuvent rester des options acceptables. Il n’y a pas d’alternative.
with Nick Bostrom at the Future of Humanity Institute, has noted: if you build just one entirely functional automated car, you now have the template for 1 billion. Replace one human worker with a general-purpose artificial intelligence, and the total unemployment of the speci